En 1998, la facture électrique
de l’Aéroport Mohammed
V au Maroc, était de 2,4
M$/an. GEMTECH
avait réalisé un audit qui a duré
plus de six mois, avec 14 projets d’efficacité
énergétique, soit une réduction prévisionnelle
de 1 M$/an.
Face aux défis de l’Open Sky, L’Office
National des Aéroports du Maroc (ONDA) animé
par la bonne volonté de réduire ses coûts
d’exploitation, s’engage avec la société
GEMTECH sur la base d’un contrat performance, avec
obligation de réduction minimale de 260
000 $/an (de projets nouveaux par an),
soit un objectif cumulé de 780
000 $ sur trois ans (78% du potentiel
théorique identifié). Contractuellement,
l’ONDA s’engageait à lancer les appels
d’offres relatifs aux projets d’efficacité
énergétique dans les dix
jours qui suivent le lancement du cahier
de chaque projet par GEMTECH.
Le projet phare réalisé
dans le cadre de ce contrat, était la
Gestion Technique Centralisée GTC pour la production
de froid, et traitement d’air qui
représentait plus de 65%
de la consommation de l’aéroport. Chaque
consommateur d’énergie (compresseur, extracteur,
PAC..) a été doté d’un compteur
électrique qui transforme directement
les kWh en Dh, l’opérateur
GTC connaît parfaitement ses coûts par poste
et ceci tous les dix minutes: Le coût de la climatisation
varie entre 400 à
2800 $/jour/jour : on gère nettement mieux, quand
on sait ce que ça coûte!
Pour la mesure des différentes
température, 24 sondes
ont été installées
au niveau départ et arrivée de l’aéroport,
le système d’information de l’aéroport
donne en temps réel la
programmation des espaces d’embarquement
en fonction des vols, l’opérateur agit en
fonction de la demande, et évalue financièrement
le coût de sa décision, c’était
notre idée clé: entre
l’année contractuelle de référence
99/00 et l’année 01/02, la facture électrique
baisse de 2,4 M$/an, à
1,6 M$/an, soit une baisse de 34%,
sur la base des factures de l’ONE.
Notre pari d’une réduction de 780
000 $/an était tenu.
Aucun équipement
coûteux n’a
été installé: il
suffisait d’adapter
l’énergie aux besoins, à
l’aide d’une bonne gestion, et une
connaissance en temps réel de la demande.
Le retour
sur investissement de l’ensemble était de
4 mois.
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Cas réel
d’une baisse de 34% des consommations d’énergie |